Another Expat
Expat on studying break
Expatriée en pause études
20.2.07
6.2.07
Vue du 5ième étage

Ceci est la cour intérieure du building où je travaille. Quand je prends une pause cigarette, je m'accoude sur le rail et je regarde les activités en-dessous de moi. Il y a toujours d'autres personnes qui font la même chose (notez sur la droite de la photo). Complètement en bas, au milieu, est un petit espace de travailau niveau du rez-de-chaussée. Les gardiens, pour faire un petit surplus, louent l'espace. Je l'ai su en voyant une affiche:
"Petit besoin= 50 francs
Grand besoin = 100 francs
Lavage complet= 150 francs".
Ça explique pourquoi ça sent l'urine en permanence dans l'entrée.
"Petit besoin= 50 francs
Grand besoin = 100 francs
Lavage complet= 150 francs".
Ça explique pourquoi ça sent l'urine en permanence dans l'entrée.
2.2.07
Home worker seeks job
Nathalis used to work for my brother Kim. He works hard, cares for the house, washes clothes, does your shopping, and cooks. From his own account, he can't make Congolese food since he was trained by Europeans. He takes care of his wife, his own younger kids and now a grand child too. His son-in-law having past away last year, he took in a daughter and her kid. I would really like to see him find a stable job.17.1.07
Nouvelle année, nouveau début
Après avoir négligé ce blog presque dès sa conception, je m'y remets avec une nouvelle ferveur. De retour à Kin après 3 mois pendant lesquels j'ai vu le début de l'hiver canadien, j'ai assisté au concert de Ray Lamontagne à Boston... et ma mère est décédée.
Toujours anesthésiée par la douleur, je remarque que, en fait, celle-ci devient un avantage en me dotant d'une indifférence inattendue. Le shégué m'énerve et cogne sur ma voiture, pas grave. Mon collègue me vole de l'argent sur la course, tant pis. Je me fait attaquer par la petite bestiole au liquide acide, bof, c'est pas très joli mais ça passera.
L'avantage de Kin, c'est qu'on peut partir mais, en y revenant, on constate que rien a changé. Ceci a un aspect réconfortant. Et immédiatement après, on se demande à quoi ça sert, en fin de compte, tous ces expats.
Toujours anesthésiée par la douleur, je remarque que, en fait, celle-ci devient un avantage en me dotant d'une indifférence inattendue. Le shégué m'énerve et cogne sur ma voiture, pas grave. Mon collègue me vole de l'argent sur la course, tant pis. Je me fait attaquer par la petite bestiole au liquide acide, bof, c'est pas très joli mais ça passera.
L'avantage de Kin, c'est qu'on peut partir mais, en y revenant, on constate que rien a changé. Ceci a un aspect réconfortant. Et immédiatement après, on se demande à quoi ça sert, en fin de compte, tous ces expats.
15.9.06
A dog was dying
Yesterday evening, as I'm waiting for my friend to pick me up, an incredibly skinny and weak dog was lying on the street, under a car, in front of the building where I work. This is a very unusual sight in Kinshasa since cats and dogs are scared of people and you hardly see any on a busy street. You only see them in the middle of the night, if it crosses your car lights.
I knew right away he was dying, there was no other explanation. I bought him bread and gave it to him, he didn't move. I felt bad, all these Congolese around me, watching. I didn't know who among them had had a meal that day. They're going to think I'm a crazy white lady for wasting bread.
I came back to work an hour later to help a colleague out. The dog was now next to the car, exposed. I got a plastic plate and filled with water. His eyes were so scared but he didn't move. He hesitated, moved his head and drank the whole thing. I filled it up again and left. This morning, the dog was gone.
I couldn't stop thinking about the dog, it made me so sad. I don't understand, we see so much poverty every day- street kids, mothers with babies, handicaps, anyone, begging, begging, begging- and I was just filled with sadness for this dog. It just broke my heart.
I knew right away he was dying, there was no other explanation. I bought him bread and gave it to him, he didn't move. I felt bad, all these Congolese around me, watching. I didn't know who among them had had a meal that day. They're going to think I'm a crazy white lady for wasting bread.
I came back to work an hour later to help a colleague out. The dog was now next to the car, exposed. I got a plastic plate and filled with water. His eyes were so scared but he didn't move. He hesitated, moved his head and drank the whole thing. I filled it up again and left. This morning, the dog was gone.
I couldn't stop thinking about the dog, it made me so sad. I don't understand, we see so much poverty every day- street kids, mothers with babies, handicaps, anyone, begging, begging, begging- and I was just filled with sadness for this dog. It just broke my heart.
13.9.06
L'art de la négociation
Au Congo, comme dans la plupart des pays africains, il n'y pas de prix fixe. Tout est relatif, c'est le principe de l'offre et la demande qui domine. Comme tant de produits se vendent selon ce principe, même dans les boutiques, négocier est donc un art. Voici les quelques trucs que j'ai appris:
1) Renseignez-vous au préalable sur les prix approximatifs de ce qui vous intéresse.
2) Dégager une attitude très confiante mais détendue, comme si vous savez exactement ce que vous êtes en train de faire.
3) Demandez le prix et faites une contre-offre en divisant le prix par 2, 5 ou 10, selon le zèle de votre vendeur.
4) Tentez de trouver un juste milieu en sortant tous vos arguments valables, l'expérience passée étant le meilleur d'entre eux.
5) Renseignez vous sur le taux de change en vigueur (francs congolais vs. dollar américain)
6) Concluez l'affaire en sortant l'argent
Voici un extrait de ma négociation ce matin:
Moi: Une caisse de 24 Mutzig (bières), 12 cocas et 12 tonics
Vendeur: Oui Maman, tout de suite
Moi: Combien la Mutzig?
Vendeur: 350 francs chaque
Moi: Ah non! Impossible! J'ai acheté ici à 250
Vendeur: Non, Maman, pas ici. À côté, peut-être, mais pas ici
Moi: Si, si, ici avec Espoir et Elysée. Combien le coca?
Vendeur: 200
Moi: 200?! Je paye 200 au kiosque! Tu n'es pas un kiosque! Allez, 150
Vendeur: Non, maman, pas possible, 200 bon prix
Moi: Oui, possible, je t'achète beaucoup aujourd'hui
La négociation se poursuit puis j'ai un échange très confus sur le taux de change en vigueur avec le vendeur qui fait une panoplie de calculs sur sa calculette. En somme, j'ai payé le tout 8$US de moins que la dernière fois. Tout le monde est content, on se quitte avec des "Bonne journée, aurevoir" et des sourires. Faut croire que je gagne en expérience.
1) Renseignez-vous au préalable sur les prix approximatifs de ce qui vous intéresse.
2) Dégager une attitude très confiante mais détendue, comme si vous savez exactement ce que vous êtes en train de faire.
3) Demandez le prix et faites une contre-offre en divisant le prix par 2, 5 ou 10, selon le zèle de votre vendeur.
4) Tentez de trouver un juste milieu en sortant tous vos arguments valables, l'expérience passée étant le meilleur d'entre eux.
5) Renseignez vous sur le taux de change en vigueur (francs congolais vs. dollar américain)
6) Concluez l'affaire en sortant l'argent
Voici un extrait de ma négociation ce matin:
Moi: Une caisse de 24 Mutzig (bières), 12 cocas et 12 tonics
Vendeur: Oui Maman, tout de suite
Moi: Combien la Mutzig?
Vendeur: 350 francs chaque
Moi: Ah non! Impossible! J'ai acheté ici à 250
Vendeur: Non, Maman, pas ici. À côté, peut-être, mais pas ici
Moi: Si, si, ici avec Espoir et Elysée. Combien le coca?
Vendeur: 200
Moi: 200?! Je paye 200 au kiosque! Tu n'es pas un kiosque! Allez, 150
Vendeur: Non, maman, pas possible, 200 bon prix
Moi: Oui, possible, je t'achète beaucoup aujourd'hui
La négociation se poursuit puis j'ai un échange très confus sur le taux de change en vigueur avec le vendeur qui fait une panoplie de calculs sur sa calculette. En somme, j'ai payé le tout 8$US de moins que la dernière fois. Tout le monde est content, on se quitte avec des "Bonne journée, aurevoir" et des sourires. Faut croire que je gagne en expérience.




